Domaine Duseigneur

Du Gard au Vaucluse, au royaume des grands vins du Sud
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De l'autre côté

Avant l'autre côté du Rhône (le Gard), il y a eu l'autre côté de la Méditerranée (l'Algérie). Bernard Duseigneur et son frère sont en effet la quatrième génération d'une lignée de vignerons pieds noirs revenus du Maghreb dans les années 60 pour s'installer sur l'appellation Lirac. C'est leur père qui à l'origine fonde le domaine dans la vallée du Rhône à son retour sur le continent.

Bernard le reconnaît, il a eu lui-même un parcours sinueux que rien, au départ, ne guidait vers la vigne, sinon les attaches familiales. Après une première carrière dans le trading obligataire, il ressent le besoin de revenir à une dimension de sens, et fait sa "crise de la quarantaine". Ce sera donc le vin, et au final, quoi de plus normal. Mais avec une vision, et des moyens, ce qui change la donne. Bernard ne manque d'ailleurs jamais de rendre hommage à son frère, "qui a tenu la baraque dans les années difficiles". Puis vont venir les rencontres importantes et structurantes pour la suite, François Bouchet pour la biodynamie, Philippe Cambié pour la sommellerie et le profil des vins. Des apports externes qui viendront éclore sur un terreau fertile, car le domaine Duseigneur est l'un des premiers, dans le Rhône, à s'être tourné vers l'agriculture biologique dès 1997. La certification biodynamique, elle, interviendra dès 2002.

Cailloutis calcaire, au lieu-dit le coteau de l'Ange
Terroir or not terroir, that is the question
Aujourd'hui, après des ajouts de parcelles successifs, le domaine compte 24 hectares, dont 10 en appellation Châteauneuf-du-Pape. Cette dernière est très étendue, totalisant 3200 hectares. Bernard l'admet volontiers, "le terroir n'y est pas grand partout..." 3 grandes zones de terrain se partagent Châteauneuf-du-Pape : les galets roulés (comme aux Gallimardes), les sables (comme au lieu-dit Colombis), et le calcaire (comme au coteau de l'Ange). Ces 3 types de sols vont donner des vins aux textures, et aux profils très différents. De facto, on trouve dans la production locale des vins d'assemblage, qui vont jouer sur la complémentarité, mais aussi des vins parcellaires, qui vont mettre en avant leur particularité. Le grenache sur calcaire, par exemple, nous a clairement enthousiasmé : il "pinote" littéralement, il est floral, aérien.

Vieux mourvèdre, en haut de l'appellation, tout près du village

Sables marins au lieu-dit Colombis

Galets roulés aux Gallimardes

Sol calcaire au coteau de l'Ange

Goutte-à-goutte installé sur la plaine des Gallimardes
Les défis de demain
2017 a été l'année terrible avec des précipitations tellement déficitaires que la vigne a horriblement souffert. Dès lors, il est apparu nécessaire d'installer un matériel permettant l'apport d'eau uniquement lorsque c'est nécessaire (cette décision s'autorise par décret seulement). Sur certaines zones de l'appellation, comme la plaine en bas, la température atteint une telle intensité que cela devient un four. L'équilibre sur les raisins s'en ressent. Conserver la maturité phénolique (dans le goût du raisin mûr) sans perdre l'acidité et sans monter trop haut en alcool devient une quadrature du cercle. Le domaine, conscient de ces changements, joue la carte de la diversité de ses terroirs et de la simplicité saine de ses pratiques viticoles. Conserver l'identité des cépages, ne pas les dénaturer, c'est ce qui motive Bernard...nous l'entendons encore nous dire:"surtout pas de bois neuf sur le Grenache" ! De fait cette démarche se perçoit dans les vins, avec un fruit préservé, des textures douces, bien extraites, sans excès, et des finales savoureuses.
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